Cas client
Sidel Ingénierie : un audit ALM Power Platform sur 6 mois
État des lieux, dette technique, plan de remise à niveau et gouvernance — récit d'un chantier qui a évité une refonte.
Le contexte : trois ans après le démarrage de Power Platform chez Sidel Ingénierie, le bilan visible était impressionnant — 87 Power Apps en production, 340 flows Power Automate, six business units actives. Le bilan invisible l'était moins : aucun environnement séparé, aucune ALM, aucune politique DLP, et un risque d'effondrement à la moindre rotation de talents internes.
Le diagnostic
Six semaines d'audit avec le CoE Starter Kit Microsoft + interviews qualitative de 18 makers et 4 sponsors business. Sortie : 87 apps classées en quatre tiers — critique (12), opérationnel important (28), confort (31), obsolète/dormant (16). Les 16 obsolètes ont été archivées en deux semaines.
Le vrai risque résidait dans les 12 apps critiques : aucune n'avait de version solution managed, aucune n'avait de backup organisé, sept étaient maintenues par un seul auteur dont deux avaient déjà quitté la société.
Le plan de remise à niveau
- —Création de trois environnements dédiés (dev / test / prod) avec migration des 12 apps critiques en mode solution managed.
- —Pipelines Azure DevOps mis en place pour automatiser export → tests → déploiement.
- —Politique DLP en deux tiers : connecteurs business autorisés, connecteurs grand public bloqués sur la prod.
- —Documentation des 12 apps critiques par leur auteur, validée par un pair, stockée dans le SharePoint du CoE.
- —Identification de 4 référents internes par BU pour porter la gouvernance dans la durée.
Ce qui a été évité
Le scénario alternatif que la DSI envisageait : tout reprendre à zéro, basculer les makers sur une plateforme alternative jugée « plus gouvernable », arrêter Power Platform. Coût estimé : 18 mois de chantier, 1,5 M€ de prestation, perte d'adoption inévitable. Le coût de l'audit + remise à niveau a été d'environ 280 k€ sur 6 mois.
« L'erreur classique avec Power Platform : laisser 3 ans s'écouler sans gouvernance, puis se retrouver à devoir choisir entre laisser pourrir et tout refaire. Un audit annuel léger évite ce dilemme. »
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